C’est avec enthousiasme, mais avec un juste sentiment de l’immensité de la tâche, que je soumets à la communauté ma candidature pour le poste de vice-recteur à la vie académique. Mon implication au sein de l’UQAM comme doyen de la Faculté des arts depuis 2015, et auparavant comme vice-doyen aux études et directeur du premier cycle en études littéraires, me permet de mesurer l’ampleur du mandat de VRVA. Je n’en suis pas moins sensible au privilège qu’il y aurait à être appelé à servir notre communauté dans un moment où le renouveau semble possible.
Il reste vrai que notre horizon n’est pas entièrement dégagé. Nous avons devant nous des obstacles qu’il faudra surmonter pour le développement de l’UQAM. D’où l’orientation que j’ai donnée à ma réflexion :
Quatre défis académiques pour l’avenir de l’UQAM
- Le recrutement
- L’accessibilité
- L’internationalisation
- L’agilité institutionnelle
Je me propose, dans les présentations orales que je ferai cette semaine, de présenter un survol de ces quatre défis. Je les approfondirai par écrit dans mes communiqués, en commençant par l’enjeu du recrutement.
Le défi du recrutement
Nous savions déjà que le contexte démographique québécois nous serait défavorable de 2015 à 2026. Si l’on regarde l’évolution de notre population étudiante depuis 2013, force est de constater que le scénario de déclin s’est concrétisé. L’impact n’a cependant pas été le même partout : d’autres universités ont connu des hausse au cours de cette période. La démographie n’est pas le seul facteur en compte : les admissions internationales peuvent jouer, de même que le taux d’accès aux études parmi des nouvelles classes d’âge. L’attraction relative des programmes joue également. Néanmoins, ces facteurs n’ont pas suffi à nous protéger ou ne nous ont pas été favorables.
Or, la formule de financement des établissements universitaires au Québec fait varier le montant de la subvention gouvernementale en fonction des effectifs étudiants. Qui plus est, la nouvelle méthode de calcul introduite l’an dernier a accentué cette corrélation. Bien que les coefficients de cette grille de calcul soient dans l’ensemble plus favorables à l’UQAM, il reste que l’impact d’une baisse des effectifs se trouve maintenant plus fortement accusé dans le calcul de la subvention. En d’autres termes, la tendance baissière de nos effectifs se transformera en problème budgétaire si nous ne tentons rien pour la contrer. Notre capacité de développement se trouverait sérieusement hypothéquée dans un tel scénario.
Ce défi est la tonalité de fond des autres enjeux académiques. En un sens, toutes les propositions que j’esquisserai dans mes messages visent à le relever. On peut imaginer des réponses directes, à commencer par des stratégies de communication, notamment sur les médias sociaux. Toutefois, des actions plus profondes sont nécessaires, qui appellent une mobilisation de notre communauté. Ces réponses ont ceci de commun : elles nous demandent l’effort d’aller au-devant de la société qui nous entoure.
[Prochain message : l’accessibilité.]

Jean-Christian Pleau
Doyen de la Faculté des arts
et candidat au poste de vice-recteur à la Vie académique
candidat.jeanchristianpleau@uqam.ca
