Dominic Hardy

J’offre mon soutien non seulement enthousiaste mais sans réserves à la candidature de notre collègue Jean-Christian Pleau; cet appui est fort de deux parcours qui m’ont permis de le voir à l’œuvre au sein de notre communauté dans des perspectives qui me semblent avoir annoncé précisément les qualités nécessaires au poste de vice-recteur à la vie académique.

Tout d’abord, c’est le vice-doyen aux études que j’ai côtoyé de 2011 à 2015 alors que j’occupais les fonctions de direction des programmes des études supérieures au département d’histoire de l’art. D’une année à l’autre, alors que nous traversions un époque marquée par les défis d’austérité qu’on connait, les processus de commandes de cours, complexes même dans les meilleurs des temps, ont toujours été menés de manière consultative et dans le plus grand respect de la mission académique des programmes; c’était aussi le collègue avec cette vision très humaine de tout ce qui peut favoriser ou rendre difficile la situation de l’apprentissage et de l’enseignement dans le contexte universitaire, celui qui à chaque moment plaçait le bien-être des étudiant.es au sommet de ses priorités. En apprenant par la suite qu’il devenait doyen de la Faculté des arts, je me réjouissait du fait que ce soient ces qualités qui seraient mises à contribution alors que la communauté faisait face, encore, à plusieurs années de défis. Ainsi, dans mon deuxième rôle de vice-doyen à la recherche et la création, j’ai pu profiter du milieu collégial très constructif et respectueux qu’il a instauré au décanat, un environnement propice à la réalisation réfléchie et toujours bien mesurée des projets par lesquels la Faculté devait préparer l’avenir. Alors qu’on sait à quel point les mondes de l’université et de la culture peuvent avoir été soumis à des pressions qui favorisent la validation par une course à la satisfaction d’indicateurs externes qui font distorsion des mandats fondamentaux des institutions d’enseignement supérieur, et à quel point une culture oppositionnelle semblait dominer de plus en plus la sphère publique, Jean-Christian Pleau a plutôt mené la Faculté des arts vers l’avant en tenant toujours compte de la mission fondatrice de l’UQAM, dans le plus grand respect de notre rattachement à la Cité et à la société, dans toute sa diversité. Cette ouverture se signalait aussi par son encouragement constant des initiatives pédagogiques et de recherche qui allient la Faculté des arts aux autres Facultés de l’UQAM : je vois ainsi en lui le vice-recteur à la vie académique qui sera à l’œuvre pour l’ensemble de l’université, respectueux des cultures facultaires qui dans leur diversité aussi construisent cette spécificité uqamienne au niveau de la conception et du développement de ses programmes académiques, moyens privilégiés de l’accomplissement de la mission pédagogique que nous partageons toutes et tous.

Dominic Hardy Professeur, département d’histoire de l’art